Le Duc des Lombards accueillait Didier Lockwood, pour deux soirées exceptionnelles avec l’un des plus grand violonistes français et international de jazz. Accompagné d’un Quartet « all star » composé d’Antonio Faraò au piano, de Darryl Hall à la contrebasse et d’André Ceccarelli à la batterie, le calaisien nous a présenter son nouveau album « Open Doors » qui rend hommage à l’incroyable diversité artistique du jazz.

L’introduction nous plonge directement dans un univers aux sonorités riches et enivrantes. Les morceaux s’enchaînent, un au tempo endiablé suivi d’un plus calme, ce qui permet aux musiciens de retrouver leur souffle et d’instaurer une alternance captivante, de contrôler le rythme de la musique et de l’audience.

Sur « Good Morning Lady Sun », l’artiste marque un superbe hommage du violoniste à son épouse Patricia Petitbon, également musicienne. Lady Sun faisant référence à la chevelure rousse de cette dernière et les notes taquines résonnent avec beaucoup de malice.

Didier Lockwood en bon chef d’orchestre ne tire pas toute l’attention sur sa personne et se met souvent en retrait afin de faire admirer encore plus la virtuosité des musiciens. Le solo endiablé de Darryl Hall fut un moment d’une intensité rare. Et que dire d’André Ceccarelli qui n’a rien perdu de son toucher et de son rythme à la batterie.

A 61 ans, Didier Lockwood, qui a annoncé sa joie d’être fraîchement grand-père, possède encore toute la vitalité d’un jeune homme à tel point que ses musiciens sont ressortis du concert épuisé par cette dépense intense d’énergie. Grand monsieur du jazz, Didier Lockwood n’a rien perdu de son amour de la musique et joue avec un plaisir non dissimulé qui rend sa musique encore plus belle et attirante.