L’envie de découvrir le nouveau projet solo de Kelcey Ayer, le chanteur du groupe d’indie rock Local Natives, m’a poussé à aller voir son concert au Pop-Up du label. Son premier album « Tasha sits close to the piano », paru en juillet dernier avait intrigué la scène indie de par ses mélodies lancinantes et personnelles.

Accompagné sur scène par Daniel Alexander à la guitare et aux claviers, Kelcey Ayer agrémente ses paroles de compositions soignées au piano. Le résultat ce sont des chansons mélancoliques qui prennent une tournure plus sombre qu’en studio comme sur le déchirant « Love me when I’m gone ».

L’effet prend bien avec une foule réceptive. Cependant à la longue, les morceaux peinent à se démarquer les uns des autres et la voix magnétisante du chanteur californien perd de sa magie. Le dénuement sonore pèse aussi et le manque de basse ou de batterie se fait ressentir au niveau du relief des chansons.

La reprise de « Columbia » de Local Natives fait chavirer les fans de la première heure qui à défaut d’avoir été complètement séduit par Jaws of Love, on découvert une des riches facettes de musicien de Kelcey Ayer.