Après une tournée mondiale d’un an pour défendre son bébé Aleph, Gesaffelstein revient pour un dernier live à Paris sur la scène du Zénith.

Et ses fans répondent présents, la salle est déjà pleine pour le warm up de Guillaume Berg (Dj et manager du label Bromance) qui chauffe le public sur des sons 100% trap.

Première partie terminée, la foule appelle celui qu’elle est venue voir. Ça tape des pieds, les portables sont sortis, les regards braqués sur la scène, on l’attend. La musique n’a pas encore commencé mais l’ambiance est déjà électrique.

« Gesa ! Gesa ! Gesa ! »

Fidèle à lui-même, c’est perché derrière son autel en marbre que le Prince Noir de la techno, sollicité par les plus grands (Kanye West, Lana Del Rey, Depeche Mode …) fait son apparition dans son costume et déjà, la première cigarette de la soirée. Un Zénith exalté, mais Gesafffelstein annonce la couleur; il est le maître de cérémonie, et malgré l’excitation de la foule qui attend les déchaînements de basses, c’est dans une atmosphère tendue et des sons lents qu’il maintient ses fans en haleine, pour finalement, après quelques minutes, lâcher les beats violents et radicaux de son morceau OPR.

Accélérations, silences, basses surpuissantes, atmosphère noire et rythme martial, Gesaffelstein dirige son live comme un horloger, et il le fait bien. Le Zénith le suit, essoufflé, en transe, le public est déchaîné, Gesa aussi. Il gère les montées en puissance que la foule prend à cœur. De grands cercles se forment, il fait monter la tension, jusqu’à ce que les plus courageux se sautent dessus quand (enfin) il lâche les basses.

Pour chacun de ses titres, le public hurle, on ne passe pas à côté des classiques, Pursuit, Viol, Control Movement hystérisent la foule. Gesa nous accorde tout de même quelques pauses, sur des sons plus calmes (pas moins noirs) mais qui nous laissent le temps de respirer un peu. Piece Of Future (durant laquelle son podium s’est surélevé) est la bienvenue, le temps de reprendre ses esprits, mais ces pauses sont de courtes durées, puisque c’est sur Hate Or Glory (sûrement la plus violente de la soirée) qu’il nous rappelle qu’il n’est pas là pour rigoler. Cassures de rythmes et reprises toujours plus violentes, les basses de Black Skinhead (remixé avec son titre Duel), les sons agressifs de Send It Up (co production pour Kanye West) et Hellifornia (avec drapeau américain en fond) sont également présents, histoire de ne pas oublier que le bonhomme a largement dépassé les frontières de notre pays.

Avec une mise en scène spectaculaire, jeux de lumières, podium en faux marbre, le petit prince s’est installé en maître sur la scène du Zénith.

A bout de souffle, le public tient le coup, et c’est une véritable ovation quand Gesaffelstein descend une première fois de son autel pour venir saluer la foule. Loin d’être aussi distant qu’on le croyait, il joue avec ses fans. Et même à bout de souffle, le public repart en transe pour le rappel, sur Aleph, suivi du morceau (ultra violent et efficace) de D.A.F, Verschwende Deine Jugend, clin d’œil à ses influences EBM.

En bref ? Des beats violents interrompus et relancés aux moments où on s’y attend le moins, Gesaffelstein nous a embarqués dans les abysses de son univers, et on en redemande.

Un public majoritairement conquis, on attend le prochain album et sa tournée avec un grand intérêt.

En attendant, toutes les infos sur Bromance, Zone et http://www.gesaffelstein.com/

Sources : HYPETRAK / Photographe : TheOnePointEight / http://www.the1point8.com/