Molenbeek, Bruxelles. Ce n’est sûrement pas la destination la plus exotique. Pourtant, le soir du 31 décembre, c’était la plus festive.

La veille de l’événement, le bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur, annulait les festivités publiques du nouvel an de la capitale belge, qui devait rassembler des dizaines de milliers de personnes. Mais les organisateurs du FCKNYE Festival en ont décidé autrement en maintenant la soirée. Pour ce faire, les mesures de sécurité se devaient d’être optimales.

Dès 20h30, des centaines de personnes s’agglutinent déjà devant le 58b rue Delaunoy – où, quelques numéros plus loin, se déroulait une perquisition la veille. L’ouverture des portes est attendue avec impatience. Cet empressement se fait d’ailleurs vivement ressentir 15 minutes plus tard par les cris qui émanent de la foule et les poings qui tambourinent sur la porte, qui ne s’ouvre toujours pas. De la musique se fait déjà entendre dans la queue où se mêlent drum and bass et hardcore tout droit sortis d’enceintes portables.

20h45 – La porte s’ouvre lentement. Les fêtards se faufilent rapidement dans l’enceinte du bâtiment. Les organisateurs ont tout prévu pour les contrôler le plus rapidement possible : pas moins de 8 files ont été mises en place. Les premières basses font résonner les murs et font monter l’euphorie…

En rentrant, Ganja White Night a déjà commencé son live sur la scène bass que l’on imaginait… bien plus grande. Du coup, on pense d’abord que GWN a été changé de scène… Puis on comprend, en faisant un tour rapide de la salle. La scène bass, que l’on imaginait immense sur le plan, est moyenne, tandis que les autres scènes semblent minuscules. Déception.

Après avoir acheté les bracelets de 2 € donnant un accès illimité aux toilettes – quelle chance – on retourne voir Ganja White Night, 2 djs belges au dubstep mélodique, lent et profond.

Ils chauffent particulièrement bien la place à Tha Thrickaz pendant que la salle se remplit petit à petit. Si GWN a fait monter la température, Tha Thrickaz rend le public complètement bouillant. Après avoir suffisamment profité des violents wobbles des deux djs français, un petit tour du côté dub-reggae s’impose pour écouter Weeding Dub.

Une heure et demi plus tard, la foule de personnes s’étalait jusqu’à la scène de Panda Dub, rendant l’accès à la salle impossible. On se rattrape donc sur la scène hip-hop avec Vald, dont le flow est balancé sur un sound system largement digne de ce nom.

Finalement, les dernières minutes de l’année se font sur la scène bass, qui se transforme, une fois le décompte fini, en un joyeux pogo, dont les coups sont remplacés par des câlins, au rythme syncopé de la drum and bass d’Annix, bientôt remplacé par celle de DC Breaks.

Au final, il se faisait bon d’aimer la bass music au FCKNYE, avec une scène accessible et, au niveau du son, parfaitement réglée.

Les amateurs de techno étaient moins bien servis que l’année dernière mais avaient tout de même la chance d’avoir pour la deuxième fois d’affilé le grand Jeff Mills.

5h30 – De nombreuses scènes ont déjà fermé, la foule laisse petit à petit place aux déchets qui témoignent d’une soirée bien arrosée. La sortie se fait lentement mais sûrement, et contrôlée par les forces de l’ordre.

De grosses têtes d’affiches variées et une organisation qui s’améliore d’année en année, le FCKNYE Festival nous permet de commencer l’année exténués, mais heureux.

Voir le review des Transmusicales 2015


Music Sounds Better Live
Le média référence de la musique Live. Reviews, prescriptions, agenda, concours et actualités.