La Hungry Party, ou le jour où l’Olympia s’est métamorphosée en soirée XXL. Ce soir-là, en attendant que les membres de Hungry Music s’emparent de la scène pour un concert sold out, la foule s’épaissit sur le boulevard, les murs de la salle se transforment en vestiaires géants et l’on se recouvre le visage de paillettes un peu partout.

Quand Joachim Pastor entre sur scène, on se dit que la soirée commence presque trop tôt mais la bière coule à flot et le concerthall mythique a déjà pris des allures de festival. De quoi nous mettre l’eau à la bouche.
Le producteur versaillais relève le défi de proposer un live modulaire à la fois doux et rythmique. On découvre alors le travail de précision entrepris par le label pour améliorer l’aspect visuel de leurs shows: les lumières s’alternent à chaque nouveau beat, à croire qu’elles se se sont appropriées chaque morceau.

Hungry Music @ L'Olympia – Behind the Scene #4 > La technique

Voilà la dernière vidéo, pour vous montrer qu'au delà de nos trois artistes préférés il y a une équipe de fourmis qui vous prépare aussi un Olympia mémorable !!

Publiée par Hungry Music sur mercredi 13 janvier 2016

 
Une entrée en matière envoutante. Si certains spectateurs s’agacent de la longueur de la queue à l’entrée de la salle, ceux qui sont déjà à l’intérieur ne perdent rien pour attendre: les cuites se multiplient à vue d’oeil autour de nous mais l’enthousiasme général est réjouissant.
N’To prend le relai aux côtés de son percussioniste, Loris. Et, qu’on se le dise, entendre batterie, marimba et vibraphone en chair et en os n’a pas de prix. Si on a regretté la qualité du son par moment, le patron marseillais de la mélodie a su convaincre ses fans.

Les frontières entre musique électronique et acoustique sont donc déjà brouillées lorsque c’est au tour du Worakls Band de jouer. Le moins de machines possibles pour le troisième producteur qui mime un chef d’orchestre derrière son piano. Avec lui, violoniste, violoncelliste, altiste et guitariste: ce même format live qui leur a permis d’être nominé par Dj Mag parmi les meilleures performances françaises.

Le concert prend un nouveau tournant: ils nous emmènent d’églises en cathédrales – même si on a également parfois l’impression d’être au coeur de Pirates des caraïbes. Et l’on a la bonne surprise de voir que l’univers plus sombre de Worakls ne refroidit pas l’ambiance, au contraire.
Ainsi lorsque le trio se réunit pour un moment “megazord” ensemble, même le public au balcon s’est mis à danser et Joachim Pastor est à la guitare électrique. On avait hâte d’écouter ce live à trois mains dont la préparation avait parait-il été minutieuse. Des morceaux produits par chacun s’enchaînent et on sent la franche camaraderie! Certes on leur trouve un côté folklorique inattendu mais pas de doute, au moment de jouer “Trauma”, c’est la fête.

 

 

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