Inconditionnels du trio qu’il forme avec Oliver Sim et Romy Madley Croft, nous avions adoré son premier album solo « In Colors » paru au printemps, véritable pépite electro dans lequel le mixage englobe des genres aussi variés que la pop, la soul, le hip-hop et le jazz.
À peine arrivé sur scène, Jamie Smith de son vrai nom enclenche ses deux platines et nous transporte dans son monde fait de sonorités envoûtantes et de transitions soignées.

« The rest is noise »


Le jeune anglais maîtrise parfaitement ses fondamentaux et se permet même quelques fantaisies. Seul sur scène, le Londonien s’impose non pas par sa présence, relativement discrète à l’image du personnage, mais par son incroyable virtuosité derrière les platines. Des doigts de fée qui courent, appuient et glissent avec une parfaite fluidité et qui lui permettent de toujours s’adapter (même quand la platine casse).

Délivré du minimalisme des XX, Jamie vole à la découverte de nouveaux horizons et n’hésite pas à se risquer hors de ses bases avec quelques remixes intéressants comme celui de Gil Scott Heron « I’ll take care of you » ou de KinK « Diversion ».

Jamie XX | © Olivier Hoffschir

Jamie XX | © Olivier Hoffschir

Reprenant également les singles de son album « Girl » et le très puissant « I know there’s gonna be good times », Jamie xx jongle entre ses propres créations et de nombreux remixes.

La foule apprécie, le jeune britannique ne ménage pas sa peine et enchaîne sans faiblir pendant une heure et quart. Sa sortie est ponctuée de très longs applaudissements et de cris désespérés « Jamie revient ».

Jamie XX | © Olivier Hoffschir

Jamie XX | © Olivier Hoffschir

Il faut donc désormais compter sur Jamie XX en tant qu’artiste solo. Puisse-t-il poursuivre son exploration de l’électro expérimentale avec classe et génie.

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