Deux ans après son premier passage, Thylacine faisait son grand retour à l’Olympia. Auréolé d’un succès critique et commercial considérable depuis la parution de son premier album « Transsiberian » en 2015, le natif d’Angers avait préféré prendre du recul pour mieux revenir. C’est désormais chose faite avec son nouvel opus « Roads – Vol. 1 » enregistré sur les routes de la pampa argentine à bord d’un vieil Airstream de 1972 réaménagé en studio.

On retrouve les inspirations et les rythmiques andines à base de percussions et de guitare sur « Murga » et « Purmamarca », les premiers morceaux qu’il nous interprète. Dans une ambiance électrisante, l’atmosphère devient progressivement hypnotisante, bien servie par un décor scénique à la hauteur de l’événement.

Sur scène, les images de son voyage défilent avec en point de mire les paysages perdus de la Cordillère des Andes. A couper le souffle ! L’ensemble est complété par des animations abstraites et colorées très réussies.

Seul sur scène, le DJ français,  assure le spectacle. Il est omniprésent et maîtrise parfaitement son sujet, particulièrement durant ses solos de saxophone. Il nous offre aussi un déferlement d’une puissance inouïe aux percussions, qu’il martyrise avec violence sur « The Road ».

Le concert prend une tournure plus électro, et les basses se font également plus présentes, dans une fosse surchauffée. « Volver » avec ses passages évocateurs et puissants fait bouillir le public.

En guise de retour, Thylacine fait appel au rappeur Mr. J. Medeiros pour l’accompagner sur « 4500m ». Le concert s’achève avec « Home » le morceau qui l’a fait connaître. Une belle manière de boucler la boucle et de parachever un concert idéal. En attendant ses prochains voyages.