La première partie est menée par la timide mais pétillante Merryn Jeann qui nous interprète plusieurs morceaux de son premier album à paraître en début d’année 2018. Vêtue magnifiquement d’un kimono soyeux et d’un joli chapeau, elle affiche un look décalé qui n’est pas pour nous déplaire. Dommage que sa jolie voix et ses compositions soignées soient couvertes par le tumulte des conversations de quelques spectateurs peu intéressés.

Quelques minutes plus tard, les 4 membres de Tora font leur apparition sur la petite scène du Pop-up du Label. S’inspirant du psyché de leur glorieux aîné de Tame Impala, originaire d’Australie comme eux, leur show est déjà bien rodé. On dirait des vieux briscards alors qu’il n’ont pas 25 ans. Sur certaines sections instrumentales, la ressemblance avec Pond (qui est composée d’une partie des membres de Tame Impala) est encore plus frappante.

La voix androgyne de leur jeune chanteur Jo Loewenthal gagne en assurance et en variations au fur et à mesure du concert au point de porter le groupe sur plusieurs chansons. Dans ce tour européen qui les as vu visiter une multitudes de villes européennes, le groupe interprète la majorité des chansons de son nouvel album « Take a Rest », qui vient tout juste de paraître.

Le morceau « Mercury » marque une rupture, dans un style plus electro groovy qui permet aux spectateurs de réaliser leur plus beaux déhanchés. Proche des compositions d’un Sam Smith, le morceau conserve toutefois le style très planant des australiens. Cette légèreté se retrouve aussi sur le très beau « Amsterdam », transe hypnotique apaisante, aux paroles très suggestives.

Le retour de Merryn Jeann sur « Overcome » constitue le point culminant du concert finalement suivi d’une reprise devant les demandes répétées d’un public conquis.

Petits bémols néanmoins, la présence très discrète de la basse au point qu’on se demandait si elle n’avait pas disparue sur certains morceaux et celle trop imposante de sons sortants de leur mix sur ordinateur.

Dans une salle surchauffée, au sens littérale comme au sens figuratif (Jo Loewenthal a tombé le tee-shirt), Tora a enflammé son auditoire par un set virevoltant et explosif mais pas exempt de quelques défauts.